carol films13 Rang: Administrateur

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 | Sujet: Nos Amis les Terriens, Festival de Trieste (Italie) Critique Mar 28 Nov - 14:21 | |
| Ci-dessous, la traduction d'un papier paru dans la presse quotidienne de Trieste suite à la projection, la semaine dernière, du film de Bernard Werber dans le cadre du festival de science- fiction de Trieste (en italie)...
Article paru dans Il piccolo du 23/11/2006 Festival de Trieste: Le film « Nos amis les terriens » a été projeté hier soir
Les Aliens venus de France
Grâce à la France, à laquelle la rétrospective voyage fantastique est également dédiée, la compétition du festival Scienceplus fiction démarre sur les chapeaux de roues. Le film qui a inauguré la compétition hier soir, intellectuellement pointu, snob, très français, mais aussi émouvant, s’intitule "Nos amis les terriens". Ce film présente les débuts au cinéma (soutenu par Claude Lelouch) d’un auteur très célèbre de science fiction, Bernard Werber.
Et dans ce premier long-métrage Bernard Werber à bien réussi à détourner d’un point de vue satirique la science fiction traditionnelle comme l’avait déjà fait la nouvelle vague avec Jean-Luc Godard.
En effet, il s’agit bien de nous et nous sommes bien c’est terriens dont B.Werber parle dans son film. Et par le biais d’un changement de perspectives très amusant, Werber nous regarde de loin en prenant le point de vue d’extra-terrestres beaucoup plus évolués que nous, qui nous observent et qui nous étudient scientifiquement. C’est ainsi que "un homme et une femme" sont enlevés et analysés dans leurs comportements en milieu captif par ces extra-terrestres gentils et cultivés qui s’expriment à travers une voix-off détachée de tout jugement. C’est cette voix qui commente également les habitudes névrotiques (mais séduisantes) d’une ville comme il y en a partout : Paris. Elle les décrits en les regardant d’un point de vue extérieur. Ainsi, elle rédige une sorte "d’encyclopédie" drôle et emblématique des habitudes, des vices et des passions qui nous caractérisent et nous différencient. Le jeu sociologique de Werber, par le biais de l’escamotage de ce point de vue extérieur et extraterrestre, s’exprime dans la description de ce que l’on est comme nous n’avons jamais été décrit: ridicules, effrayés et cruels. La description du moment du réveil d’une jeune fille qui se regarde dans un miroir pour vérifier si elle n’a pas changé durant la nuit est vraiment hilarante.
Ce regard sur l’humanité, qui selon les autres locataires de l’univers, est obsédée par la dimension de vivre en communauté, par la nourriture, la reproduction et par toutes les communications se développe en utilisant la science-fiction comme prétexte, pour nous parler du présent comme le font nos réality-show. Et si l’observation proposé dans cette apologue nous rappelle "Big brother", les deux cobayes observés tout nus et dans une cage invisible en lévitation dans l’espace nous rappelle aussi le modèle de "Survivor".
Ce film est une œuvre est à teneur didactique, à visée pédagogique, et à teneur caustique.
Paolo Lughi |
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